Candice Leslie Sima n’a jamais vraiment suivi les règles. Pas parce qu’elle voulait choquer. Mais parce qu’elle a toujours cru qu’on ne devrait jamais demander la permission d’exister pleinement.
À 76 ans, elle ne porte ni beige effacé, ni robes informe à fleurs délavées. Elle porte des jupes moulantes, des escarpins vernis, du rouge à lèvres vif. Elle prend des photos dans son salon baigné de lumière et les publie sur Instagram avec des légendes simples, directes :
« Mon âge ne m’empêche pas d’être moi. »
Et les réactions ne se font pas attendre.
Des messages enthousiastes :
— « Merci de prouver qu’on peut être belle à tout âge ! »
— « Une vraie source d’inspiration ! »
Mais aussi des commentaires cinglants :
— « Tu devrais t’habiller de manière plus appropriée. »
— « C’est gênant de vouloir paraître jeune. »
Candice les lit tous. Elle ne répond pas toujours. Mais elle ne s’excuse jamais. Car elle n’a rien à justifier.
Une vie avant les couleurs
Avant les photos, avant les robes satinées et les foulards soyeux, Candice menait une vie discrète. Bibliothécaire pendant plus de 30 ans, elle portait des chemisiers sobres, des pantalons droits. Elle se fondait dans le décor. Parce qu’on lui avait appris que la modestie est une qualité chez les femmes, surtout avec l’âge.
Puis, à 65 ans, elle a perdu son mari. Le vide a été immense. Mais dans ce silence, quelque chose a aussi surgi : un besoin de se retrouver. Un jour, elle s’est regardée dans le miroir et s’est dit :
« Si je veux encore me sentir vivante, je dois recommencer à exister pour moi. »
Instagram après 70 ans ? Et pourquoi pas.
Ce qui était au départ un simple essai est devenu une aventure. Elle a créé un compte, partagé ses tenues, ses pensées, ses sourires. En quelques mois, des milliers de personnes se sont mises à la suivre. Aujourd’hui, elles sont plus de 300 000 à admirer son style et, surtout, son audace.

Candice n’est pas une influenceuse comme les autres. Elle ne vend pas de rêve artificiel. Elle vend la vérité : celle d’une femme qui s’est autorisée à briller, malgré les rides, malgré les jugements.
« Tu devrais avoir honte »
Les critiques, elle les connaît. Chaque jour, elle en reçoit. Et chaque jour, elle choisit de ne pas les laisser la réduire.
« Tu veux attirer l’attention ? »
« Tu refuses ton âge. »
Mais ce qu’ils ne comprennent pas, dit-elle, c’est que s’habiller comme on veut, ce n’est pas une fuite. C’est une affirmation.
Elle ne veut pas paraître plus jeune. Elle veut simplement rester vivante, et ça, ça passe aussi par le plaisir de se sentir belle.
Être femme, tout simplement
Ce que Candice défend, ce n’est pas seulement le droit de porter des jupes fendues ou des lunettes de soleil oversize. C’est le droit, pour chaque femme, de continuer à exister pleinement, à tout âge.
« Je suis encore là. Je ressens, je pense, je désire. Pourquoi devrais-je devenir invisible simplement parce que j’ai passé 70 ans ? »
Elle refuse cette injonction au silence, cette norme insidieuse qui pousse tant de femmes à s’effacer.
Une inspiration silencieuse mais puissante
Son impact va bien au-delà des likes. Elle reçoit des lettres, des messages de femmes de tous âges.
— « Grâce à vous, j’ai remis une robe que je n’osais plus porter. »
— « J’ai arrêté de m’excuser d’aimer la mode. »
— « Vous m’avez redonné le goût de moi. »
Candice ne cherche pas à être admirée. Elle cherche simplement à ouvrir un espace. Un espace où l’on peut vieillir sans s’effacer, où l’on peut aimer les couleurs, les textures, les audaces.
Conclusion
Candice Leslie Sima est une femme. Une vraie. Pas parfaite, pas figée, pas figée dans une époque. Elle est mouvante, libre, audacieuse. Et elle ne laissera personne lui dicter la façon dont elle doit se présenter au monde.
Parce que la beauté ne s’arrête pas à 30 ans.
Parce que la liberté ne prend pas sa retraite.
Et parce que le style, le vrai, n’a pas d’âge.